On vous dit tout… en 4 minutes chrono !

Le BIM est-il obligatoire à Luxembourg, existe-t-il des documents qui peuvent m’aider à migrer vers le BIM, pourquoi avoir un BIM manager au sein de son bureau, sa structure ?

Frequently asked questions…

Effectivement, on nous pose souvent ces questions… Et comme nous mettons un point d’honneur à vous faciliter la compréhension du BIM et vous informer sur son développement au Grand-Duché du Luxembourg, nous nous sommes dit qu’une petite FAQ pourrait bien aider nos lecteurs assidus mais aussi toutes celles et ceux qui découvrent le BIM…

« Malinx le lynx »… désolé aparté publicitaire francophone :)

Finalement, nous avons donc décidé de créer une nouvelle page sur notre site, une FAQ qui sera alimentée au fil des évolutions dans notre (et bientôt le vôtre 😉) domaine de prédilection : LE BIM !

Bonne lecture !

Pour accéder à notre FAQ, cliquez ici.

 

Visual Programming : la programmation accessible à tous…

Pour ce nouveau billet, notre équipe de choc a choisi de mettre l’accent sur un sujet qui va tout simplement vous simplifier la vie… 👍le Visual Programming (programmation graphique) !

Il s’agit en fait d’un langage de programmation qui permet aux utilisateurs de créer des programmes en manipulant des éléments graphiques plutôt que de les spécifier textuellement.

Fâchés avec le PHP, Java, C++ ?

Avis à tous ceux qui paniquent à la vue de langage PHP, Java, ou encore C++ 😓, sachez que c’est tout l’intérêt des interfaces de programmation graphique… Fini l’encodage de lignes de script compliquées 🤣! Grâce aux différents outils existants, il est possible de programmer des actions sur sa maquette en faisant glisser des icônes dans un organigramme qui décrit les actions du programme plutôt que d’écrire des centaines et centaines de séries d’instructions.

Les actions sont ainsi programmées grâce à des arrangements spatiaux de texte et des symboles graphiques… Plusieurs interfaces de programmation graphique sont basées sur l’idée de « boîtes (outils avec des données configurées) et de flèches »… Les boîtes ou autres objets d’écran de l’interface sont traités comme des entités, reliées par des flèches, des lignes ou des arcs qui représentent… vous l’aurez compris, des relations/actions.

Je suis sûr qu’on me vend du rêve…
C’est ENCORE un outil ultra compliqué 😟

Mais non… rassurez-vous, à chacun son interface de programmation… Il en existe de nombreuses applications et tout le monde peut y trouver son compte pour :

  • programmer et modéliser SIMPLEMENT,
  • AUTOMATISER des tâches devant s’appliquer à de nombreux éléments,
  • accéder à de la CRÉATION GÉOMÉTRIQUE,
  • la modifier en TEMPS RÉEL,
  • GÉNÉRER des formes complexes ou encore des objets IFC ?
  • accéder à la base de données interne du projet,
  • lier des paramètres à des feuilles Excel,

et bien d’autres choses encore…

Grasshopper/Rhino, Dynamo, Dynamo studio…

Comme nous l’avons dit précédemment, il existe de nombreuses interfaces de programmation graphique mais ne nous pourrons pas toutes les citées, sans quoi on vous perdrait…

Pour nos architectes amoureux ARCHICAD, grâce à l’installation de Grasshopper et de Rhino, qui interagissent pleinement, la programmation graphique vous semblera un jeu d’enfant.

Grasshopper http://www.grasshopper3d.com/

Rhino : https://www.rhino3d.com/

Pour les fans de Revit, nous ne pouvons que vous conseiller Dynamo. Un exemple étant plus parlant que de longues phrases, retour en images…

https://www.youtube.com/watch?v=QETG7HaaaaI

DYNAMO

Dynamo Open-source est une extension de programmation visuelle pour Autodesk® Revit qui vous permet de manipuler des données, d’accéder à de la création géométrique complexe, d’explorer de nombreuses options de conception, d’automatiser les processus et de créer des liens entre plusieurs applications.

  • Répétition de conception rapide et large interopérabilité.
  • Interface de script légère.·         Compatible avec les versions d’Autodesk Revit 2016, 2017 et 2018.
DYNAMO STUDIO

Autodesk® Dynamo Studio est une plate-forme de programmation visuelle qui fonctionne entièrement indépendamment de toute autre application. Dynamo studio permet d’utiliser toute la puissance de la programmation visuelle sans avoir à acheter une autre licence Revit.

  • Répétition de conception rapide et large interopérabilité.
  • Interface de script légère.
  • Accès direct aux services cloud.
  • Moteur géométrique avancé.

 

Convaincu(e) ? Vous le verrez c’est une une manière assez ludique d’allier l’informatique et la conception… Lancez-vous !

GMAO + BIM = exploitation optimisée

Un logiciel de Gestion de Maintenance Assistée (GMAO) permet de gérer la maintenance globale du bâtiment : planifier la maintenance préventive, suivre les stocks et les achats de pièces, de consommables, gérer les ressources humaines pour effectuer les opérations, générer les rapports et assurer la traçabilité de la maintenance…

Le BIM aujourd’hui, et plus précisément la maquette numérique avec un fort niveau de détails, est surtout exploitée lors de la conception des bâtiments et pourtant ces modèles sont une MINE D’INFORMATION pour leur exploitation !

Alors, qu’attendons-nous pour faire converger GMAO et BIM ? 😢 😢

Exit les multiples fenêtres qui permettent d’accéder d’un côté au système GMAO, de l’autre à la maquette numérique… et qui génèrent de fait, un plus grand risque d’erreurs. Le challenge est d’arriver à trouver un langage informatique commun entre le logiciel de GMAO et la maquette numérique. Il s’agit d’une part d’enrichir la GMAO de données techniques présentes dans la maquette numérique et de faciliter la mise à jour de la GMAO quand des modifications sont apportées dans la maquette.

Plusieurs entreprises planchent aujourd’hui sur le sujet… :D :D :D

C’est le cas par exemple de VINCI et Thales. Sur son site pilote de Vélizy-Villacoublay en France, l’industriel Thales et VINCI travaillent à la convergence du système de gestion et de maintenance assistée par ordinateur et le Building information model.

En savoir plus : http://www.lemoniteur.fr/article/exploitation-des-batiments-thales-fait-converger-bim-et-gmao-31623819

Comment ça marche ?

DSDSystem propose par exemple une nouvelle solution, exploitant données BIM, logiciel de maintenance et affichage en 3D.

En partant des informations disponibles sur le bâtiment (maquettes, plans), et des arborescences techniques existantes, il est possible d’activer un module 3D qui permet de croiser toutes ces informations dans un mode de visualisation interactif.

Il devient possible d’interfacer directement la gestion technique du bâtiment pour y ajouter les mesures en temps réel et même la prise en main à distance de certains équipements. 🤣 Ces nouvelles solutions ouvrent les champs du possible pour la maintenance du bâtiment : fermer une vanne d’arrivée d’eau à distance dès le signalement d’une fuite ou encore localiser par réalité augmentée les câbles et tuyaux derrière une cloison avec une précision de l’ordre du centimètre.

Le BIM au service du Facility Management !

Le BIM permet d’optimiser le facility management. Dans le cas d’une fuite d’eau par exemple, il permet, entre autres, de visualiser la pompe concernée, de consulter le manuel et les schémas, de visualiser les différents composants ou encore l’historique de gestion des équipements pour connaître les réparations effectuées précédemment.

Le BIM interfacé aux outils métiers existants (GMAO notamment), va permettre d’accroître l’efficacité opérationnelle en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie des installations et l’optimisation de la gestion des espaces.

Il va donc permettre :

  • de faciliter le transfert des données relatives au bâtiment du constructeur, aux occupants et à l’exploitant,
  • d’aider le technicien de maintenance à localiser avec précision un équipement et lui donner accès à sa fiche technique grâce à une visualisation 3D = efficacité + sécurité.
  • de donner au propriétaire une vision en temps réel des actifs, mis à jour par l’exploitant.
Convaincu ?

3 projets BIM à ne pas manquer !

Pour ce nouveau billet, notre staff vous propose trois projets emblématiques des possibilités qu’offre le BIM… Industrie ou plutôt recherche de pointe, transport et même mobilité du futur et bien entendu Horeca mais de luxe bien sûr ;) … Retour sur 3 projets phares à ne pas manquer !

1-ITER, vous connaissez ?

Oui oui, nous parlons bien de ce projet, l’un des plus ambitieux au monde dans le domaine de l’énergie. ITER vise à démontrer que la fusion (l’énergie du Soleil et des étoiles) peut être utilisée comme source d’énergie à grande échelle, non émettrice de CO2, pour produire de l’électricité.

Ainsi, dans le sud de la France, 35 pays sont engagés dans la construction du plus grand tokamak jamais conçu… Tokamak ? Ah pardon, une machine expérimentale conçue pour démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. ITER sera la plus grande installation de ce type au monde, avec un grand rayon de plasma de 6,2 m et un volume de plasma de 840 m³.

Et le BIM dans tout ça ?

Le projet ITER regroupe 10 maîtres d’ouvrages et comptabilise 39 bâtiments dont le tokamak. Tous les acteurs interviennent de façon collaborative… d’où le recours logique au processus BIM et à la maquette numérique 3D. Les caractéristiques du BIM sont complètement exploitées pour ce projet, notamment le partage des données et l’exploitation de fichiers issus de la maquette 3D.

Les intervenants travaillent à partir de maquettes numériques et de fichiers déposés sur une plateforme dédiée. Une salle d’immersion permet de réunir les différents acteurs et de travailler en grandeur nature.

La maquette numérique permet en outre (et c’est quand même un point non négligeable) de réfléchir à l’entretien et la maintenance des bâtiments et de certaines zones qui seront à terme inaccessibles pour l’homme….


2-Le transport comme vous ne l’imaginez pas !

Elon Musk, ce nom vous semble familier ? C’est certainement parce que nous parlons du fondateur de Tesla et Space X, qui est aussi à l’origine d’Hyperloop, un projet lancé en 2003.

L’idée ? Créer des capsules, qui, à terme, circuleront dans un tube sous vide à plus de 1000 km/h. Oui, les moyens de transport pourraient rapidement connaître une petite révolution…

Ça n’arrivera jamais ? N’en soyez pas si sûr… Divers tests ont déjà eu lieu et Hyperloop One a annoncé début janvier qu’il planifiait de réaliser un test complet dans les 3 prochains mois au Apex Industrial Park à Las Vegas, en croire les dires du Las Vegas Review-Journal.

Et le BIM dans tout ça ?

Pour développer ce projet, notamment en France, en Russie, dans les pays de la CEI et au Moyen-Orient, des compétitions intégrant le processus BIM sont régulièrement organisées pour concevoir les Hyperloop de demain…

Le dernier en date : « The Build-Earth Live Hyperloop 2016 » à Dubaï où l’équipe Möbius a remporté le prix de conception BIM. L’équipe a su, en 2 jours seulement, livrer une réponse technique d’envergure pour concevoir l’architecture de trois stations avec une conception durable, une simulation des flux passagers, ainsi qu’une modélisation 3D et le planning du projet en 4D.

Infos + : https://www.systra.com/fr/newsroom/article/systra-remporte-la-competition-the-hyperloop-station-design


Et pour finir, le 3ème projet à ne pas manquer… mais plus dans le glamour cette fois ;)

3-L’hôtel Mandarin Oriental Hyde Park : une institution à Londres !

En septembre 2016, le Mandarin Oriental Hyde Park Londres s’est lancé dans un projet de restauration de grande envergure de 18 mois sans interruption de service. Les travaux permettront d’améliorer significativement les installations de l’hôtel.

Ce projet qui s’étend sur une surface de 12 000 m² comprend la rénovation de l’ensemble des chambres situées sur l’aile Knightsbridge et donnant sur Hyde Park. Deux grandes suites penthouse de 165 m² seront également construites en extension sur le toit, au 9ème étage.

Les équipes de VINCI Construction, qui ont obtenu le marché, seront accompagnées des meilleurs artisans européens, tel que l’entreprise portugaise Bec et le français Bourneuf, pour les menuiseries extérieures, ou le groupement franco-italien Ildei Sfim pour les marbres… L’architecte du projet est PURCELL et la décoration a été confiée à JOYCE WANG STUDIO et THIANY DESIGN.

Et le BIM dans tout ça ?

Utilisé dès la phase de conception, le Building information Modeling (BIM) a permis un traitement accéléré des relevés de l’hôtel existant pour proposer, en 3D et de façon collaborative, des options d’aménagement efficaces afin d’aider le client dans ses choix.

En phase de travaux, le BIM permettra d’optimiser le chantier.


Et au Grand-Duché ?

Deux projets d’hôpitaux conçus en BIM vont prochainement voir le jour :

  • Le nouveau bâtiment CHL Centre qui est aujourd’hui en phase d’avant-projet sommaire et qui est conçu par une équipe de M3 Architecture. La construction débutera en 2018. https://www.chl.lu/fr/tags/construction
  • Le Südspitol qui verra le jour pour 2022, et dont la conception revient au bureau autrichien Albert Wimmer.

Affaire à suivre…

VR/AR Il y en a pour tous les goûts…

Avant de commencer et pour nous simplifier la tâche ;) Petit rappel sur la signification de ces abréviations…

AR = Augmented Reality

VR = Virtual Reality

Maintenant, nous allons nous contenter de ces 2 abréviations pour le reste de notre billet du jour J

Lorsque l’on parle de VR ou d’AR, ce qui nous vient immédiatement à l’esprit sont les notions de jeux vidéo, de film, de rêve, de projection dans le futur…

Mais nous y voilà. Effectivement la VR et l’AR touchent beaucoup de secteurs d’activités (la médecine, la défense…) et bien entendu, ce qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui, le milieu du bâtiment avec notamment l’architecture ou encore l’ingénierie !

Contrairement à il y a plusieurs années, il suffit aujourd’hui de quelques clics pour transformer une maquette numérique en modèles VR ou AR…

ARchitectes, ingénieurs… préparez-vous.
Les scènes immersives sont de plus en plus utilisées.

vr3Pour le monde du bâtiment, l’AR est surtout utilisée pour la création de vues panoramiques 360° : une chambre, une pièce à vivre, un local technique dans lesquels il est possible de se tourner pour voir les différents angles et éléments de la pièce.

Le gros avantage ? Pas besoin de matériel sophistiqué pour utiliser ces vues panoramiques. Une simple tablette suffit ;)

Comment ça marche ? Il suffit de pousser sa maquette 3D vers une solution qui génère un panorama à 360°. On vous l’avait dit… Simple comme un jeu d’enfant ;)

Les adeptes de SketchUp, ArchiCAD, ou encore Rhino3D, peuvent par exemple tenter la solution iVisit 360. Les utilisateurs des logiciels Autodesk, trouveront sans doute leur compte avec la solution A360 d’Autodesk… A vous de voir !

Un exemple d’utilisation ? Pour un ingénieur, cela lui permettra par exemple de vérifier l’emplacement d’une gaine, d’un conduit d’aération… en situation « réelle ».

On comprend pourquoi la réalité augmentée est autant utilisée dans le bâtiment… N’est-ce pas ;)

VRaiment top cette technologie !
On visite son bâtiment avant sa construction…

FreepikLa VR est une technologie qui permet de plonger une personne dans un monde artificiel créé numériquement.

Lorsque la personne est équipée des interfaces adéquates, comme des gants ou des vêtements, elle peut ouvrir des portes, marcher ou monter des marches, se balader, voir le niveau d’ensoleillement du bâtiment suivant l’heure de la journée…

Cela permet de plonger la personne dans la maquette numérique… Elle peut visiter son bâtiment avant qu’il ne soit construit… cool J

Le matériel ? Les deux modèles, à priori les plus connus, sont l’Oculus Rift et L’HTC Vive. Mais il y en a plein d’autres…

Côté bâtiment ? On y arrive… Le Daqri Smart Helmet est le plus utilisé. La visière du casque superpose du contenu digital et des informations comme un mode d’emploi, des données géographiques, le tout juste devant les yeux de l’utilisateur qui fixe un objet en particulier.

Mais pour utiliser sa maquette dans tout ça ? Une fois équipé de votre casque, il ne vous reste plus qu’à transformer votre maquette en modèle VR.

Il existe, là aussi, énormément d’outils logiciels et de solutions permettant de convertir votre maquette numérique en modèle VR. Quelques exemples : Irisvr, Worldviz, Revizto, Twinmotion, Autodesk Live

Vous ne vous y êtes pas encore mis ?

Pensez-y… Cela avance très vite… Pour preuve, de plus en plus d’acteurs du bâtiment s’allient aujourd’hui à des développeurs pour proposer leur propre solution. Affaire à suivre !

LODs = LOD + LOI

LOD, LOI mais aussi LODs, pas facile de s’y retrouver avec toutes ces abréviations… Aujourd’hui, plus qu’un cours magistral (on n’aime pas trop ça  ;) nous vous donnons les clés pour que tout le monde parle le même langage !

Pour résumé, ces abréviations désignent les niveaux de détail et d’information de la maquette numérique.

LODs : Level Of Development – Là où le bât blesse…

Effectivement, jusqu’à présent certains utilisaient le terme LOD pour parler du Level Of Development et d’autres du Level Of Details…

Confus vous nous direz, et vous aurez raison ! C’est pourquoi, aujourd’hui on utilise communément le terme LODs lorsqu’il s’agit du Level Of Development. A bon entendeur…

questionsMais qu’est-ce que le LODs ? LODs = LOD + LOI

Level Of Development = Level Of Details + Level Of Information

En d’autres termes, le LODs désigne le développement complet de votre maquette aussi bien du point de vue géométrique qu’informatif, et ce, à chaque phase du projet.

LOD : Level Of Details

Il désigne le niveau de précision géométrique de chaque élément de votre maquette numérique (un mur n’a pas forcément le même LOD qu’une fenêtre)… A ce niveau-là, on ne parle que de géométrie… LOD 100, LOD 200, LOD 300…

Oui, c’est vrai, c’est quand même plus parlant en image ;)

niveau lod

Finalement, à chaque phase traditionnelle du projet correspond un LOD. Chaque projet étant différent, les LOD par phase seront différents… Et oui, on revient à l’intérêt du BIM Manager. C’est à lui que revient la responsabilité de définir, selon les besoins, les LOD pour chaque phase du projet ;)

Pour plus d’infos sur le rôle du BIM Manager, cliquez ici.

MAIS n’oubliez pas qu’on ne modélise pas juste pour le plaisir… Il faut se poser les bonnes questions. A-t-on vraiment besoin de la poignée de la fenêtre détaillée en APS pour ce projet ?

LOI : Level Of Information

Le LOI désigne le contenu informatif de la maquette numérique… Et en clair ?

Pour collaborer en BIM, les informations doivent être centralisées et liées à une maquette numérique pour que Chaque personne de la team est la bonne information au bon moment (ni plus, ni moins).

Finalement, je clique sur un élément ou objet de ma maquette numérique et j’accède à ses informations. Par exemple, pour un mur (oui oui, on aime beaucoup les murs dans cet article) j’obtiendrais des éléments du type : degré coupe-feu, phase de construction, Intérieur/extérieur…

Et les cas d’usage dans tout ça ?

Le but de travailler en BIM est d’en tirer un profit donc d’en avoir un usage…

Le LOI permet ainsi d’ajouter des informations supplémentaires concernant par exemple la date d’entretien d’une chaudière, le type de luminaire afin de le remplacer le cas échéant… Et bien plus encore…

Mais on ne le dira jamais assez : le niveau de détail et d’information dépend avant tout de vos besoins particuliers sur le projet !

indexCe billet vous donne le principe général mais à chacun ses particularités : phases de projet, législation…

Le LOD 100 en Angleterre ne sera pas forcément appliqué à la même phase de projet qu’aux Etats-Unis, de même pour le LOI.
Et le Luxembourg dans tout ça ?

Le Luxembourg est en cours d’élaboration de son niveau de développement de maquette numérique par phase et adapté au marché de la construction… Affaire à suivre…

Pour plus de « détails », n’hésitez pas à consulter :

BIMMY Christmas!

Mauvaise nouvelle sad emoticon, l’équipe du blog vous abandonne pendant un petit moment pour que chacun puisse profiter des fêtes de fin d’année en toute bimitude smile emoticon

closeMais je vous rassure, on ne vous abandonne pas longtemps ! youpi… Pas de panique, votre blog sera de retour dès le 12 janvier pour continuer à vous informer tout au long de l’année sur l’actualité du BIM et sur toutes les nouveautés que 2017 nous réserve dans le domaine.

Un projet urgent, nos équipes seront absentes pendant une toute petite semaine : du 26 au 30 décembre inclus. Mais je suis quasiment sûr que vous survivrez sans nous smile emoticon

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de MAGNIFIQUES FÊTES de fin d’année et parce que chez BIMConsult, on a toujours un train d’avance, une TRÈS TRÈS BELLE ANNÉE 2017 !

BIM 4D… QUÈSACO ?

De la 3D avec en plus une information de temps… Oui oui c’est bien ça ! On vous explique tout…

Dans un projet en BIM, le bâtiment est modélisé élément par élément (porte, fenêtre, mur…). Pour rappel, on construit VIRTUELLEMENT le bâtiment comme on va le construire en RÉALITÉ (terrassement, fondations… et bien sûr finitions ;-)

Chaque projet, peu importe qu’il soit réalisé en BIM ou pas a pour impératif le respect du planning. Et oui, comme toujours, le planning on y revient !

L’utilisation de la 4D dans un projet BIM a donc pour objectif de simuler virtuellement le planning précis et réel de construction du bâtiment.

Mais comment fait-on pour y arriver ?

Durant la réalisation de la maquette, nous allons lier des informations spatio-temporelles à chaque élément (lieux de stockage, d’approvisionnement, date de pose de l’élément, durée d’installation…), ce qui permet de définir précisément la durée du chantier… On vous l’avait dit… C’est quand même pas mal le Bim :-)

bim-4-d-quesaco-3Mais ce n’est pas tout…

Cela permet également d’anticiper la mise en place d’éléments spécifiques (centrale de ventilation, mobilier encombrant…) en simulant leur manutention et l’impact sur les autres corps de métiers… Et oui, grâce au BIM 4D, plus de problème sur le chantier du type « je n’avais pas prévu que la porte serait trop petite pour faire rentrer le canapé… ».

On pourra donc visualiser les différentes phases de construction, depuis l’installation de chantier jusqu’à la livraison, la maquette étant reliée directement au planning de GANT du chantier. Je modifie la maquette, le planning est modifié instantanément et vice versa.

Outil de simulation certes, mais pas seulement !

Grâce au BIM 4D, on vérifie l’état d’avancement du chantier par rapport au modèle 4D et on peut donc estimer tout de suite l’incidence d’un retard. Ne reste plus qu’à mettre en place des scenarii réalistes pour compenser le retard et donc respecter le planning initial.

Et l’aspect pédagogique dans tout ça ?

Finalement, le BIM 4D c’est votre notice de montage pour ne passer à côté d’aucun détail…

clock2

 

Alors, vous vous y mettez quand ?

Un vif succès pour BIM-LUX 2016

Vous n’avez pas pu le manquer… quoi donc ? Le rendez-vous incontournable du Building Information Modeling à Luxembourg, qui, chaque année, regroupe de plus en plus de professionnels du bâtiment, évidemment !

Je sais les inscriptions sont limitées mais face à l’engouement croissant pour cet événement, davantage de places sont prévues tous les ans ;-) alors ne ratez pas l’édition 2017 !

Le CRTI-B, Neobuild et l’OAI, avec le soutien du LIST et du MDDI organisent une rencontre annuelle où les Maîtres d’ouvrages, publics comme privés, maîtres d’œuvre, entreprises, et plus généralement tous les acteurs de la construction peuvent appréhender le BIM sous un autre regard. Près de 250 personnes étaient ainsi réunies à la chambre des métiers de Luxembourg le 16 novembre pour assister à BIM-LUX 2016…

Qui dit événement exceptionnel, dit invités de marque forcément !

Cette journée a été introduite par François Bausch, ministre du Développement Durable et des Infrastructures et Thierry Hirtz, Président du CRTI-B.

David Determe, Administrateur Délégué de Betic, représentait l’OAI et a présenté leur vision de ce nouveau processus collaboratif, en mettant l’accent sur leur volonté de compter 90% des membres OAI du Grand-Duché de Luxembourg « bim ready » sous 10 ans.

L’Administration des Bâtiments Publics et les sociétés Besix et Giorgetti sont également intervenues lors de cette manifestation.

En plus du stand qui nous a permis de présenter notre activité aux professionnels du secteur, BIMConsult est intervenu à l’occasion d’une table ronde qui a permis au public de découvrir un exemple concret de mise en application du BIM. Accompagné par l’architecte Gallyna Peneva, les bureaux d’Ingénieurs-Conseils Betic et BEST, nous sommes revenus sur notre expérience dans le cadre de notre participation au concours « BIM contest 2016 », pour lequel nous avons réalisé un projet de pépinière d’entreprises située à Bobigny.

gif-anime-bimlux-2016

Notre envoyé spécial était sur place ;-)

envoye-specialGallyna, vous étiez l’architecte mandataire, qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à ce concours et quels sont les avantages de travailler en BIM sur un projet ?

Gallyna : « Avant toute chose, l’aspect collaboratif qui était à mes yeux essentiel et comme il ne s’agissait pas d’une commande rémunérée, nous avons vraiment pu aborder le projet comme un terrain de recherche et d’expérimentation. D’un point de vue purement pratique, le fait d’intégrer toutes les contraintes et spécificités techniques en amont du projet permet de mieux le maitriser et de mieux prévoir le travail. Personnellement, je suis convaincue que dans 5 ans, on reliera site, infrastructures et environnement au BIM. Je suis certaine qu’on fera du BIM à l’échelle smart city ».

Eric, vous êtes associé du bureau BEST Ingénieurs-Conseils et vous vous êtes occupé de la partie ingénierie statique. Pour vous, en tant qu’ingénieur, quels ont été les plus de cette collaboration ?

Eric Hansen : « Ce qui est fabuleux, c’est d’être inclus dès le début du projet. On a reçu les premières ébauches en 3D sous 15 jours et dès ce moment-là nous avons travaillé en « team » pour intégrer tous les aspects techniques et statiques. Sans aucun doute, cela nous a permis d’éviter bon nombre d’aller-retour pour effectuer des modifications. La vision de l’architecte a été respectée et le projet a été conçu « constructible » dès le départ. Bien entendu, nous avons rencontré quelques difficultés comme par exemple la perte d’information entre fichier natif et l’export IFC, dû à la compatibilité entre les logiciels que nous avons utilisés mais tout cela a été très vite résolu ».

Michael, en qualité de Responsable team dessin chez Betic Ingénieurs-Conseils et plus particulièrement de BIM coordinateur et Modeleur BIM sur les techniques spéciales, est-ce que côté maquette et plus largement dessin, vous avez rencontré d’autres difficultés ?

 Michael Lefèvre : « La première maquette que nous avons réalisée intégrait toutes les techniques et nous avions des problèmes de taille de fichier. Nous avons dû la scinder (une maquette pour la partie hydraulique, une pour la partie électricité) et c’est seulement dans un deuxième temps que nous avons combiné les maquettes. On sait donc grâce à ce cas concret qu’il est essentiel de respecter le découpage des maquettes et le protocole d’ailleurs, car ce point était clairement défini dedans ».

Arnaud, vous êtes Ingénieur-technicien chez Betic, est-ce que vous pensez que cet aléa a vraiment retardé l’avancement de votre projet ?

Arnaud le Bechec : « Pas vraiment, c’est un problème qui a été tout de suite identifié par le BiIM Manager qui nous a donné des consignes et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de sa fonction. Dès le début du projet, ses compétences sont à mes yeux indispensables. Son rôle est déterminant pour s’assurer que chaque partie prenante ait les bonnes informations, qu’elles soient comprises par tous et que les livrables soient conformes aux critères BIM ».

Mehdi, en tant que gérant de BIMConsult, vous êtes incollable sur les missions et le profil du BIM manager… Vous nous en dites plus ?

Mehdi Halal : « Je parlerais de son expérience du bâtiment mais aussi de l’aspect communication car il doit non seulement avoir une bonne compréhension des besoins des différents acteurs (architectes, ingénieurs civils, entrepreneurs, etc) mais il doit aussi animer le travail d’équipe, donc être flexible. Bien entendu, il doit également avoir des connaissances techniques des applications BIM, PC, applications web et base de données, et doit notamment optimiser les flux de travail ».

La presse en parle…

news-paper1Archiduc :

Un engouement croissant pour le Building Information Modeling (BIM) https://goo.gl/bCE54n

Lëtzebuerger Gemengen :

Un vif succès pour BIM LUX 2016 https://goo.gl/YFRifh

Discours de François BAUSCH https://goo.gl/XjJOoe

Infogreen : https://goo.gl/tiZbw0